BOUNOURE & GENEVAUX


Bounoure & Genevaux emploient le pli comme langage plastique unique : pour eux le pli est comme «un stylo pour écrire dans l’espace». Ils ont recours à des formes découpées et pliées qui créent un sens flottant de la spatialité. Ils ont intitulé cette forme d’expression plastique « Shaped pattern ». Leur travail tridimensionnel tend à abolir les frontières entre peinture et sculpture, image et objet. Le pli formé dans la tôle est révélé par la lumière. Leurs miroirs, pliés, sont moins des objets que des dispositifs re-créateurs d’images, décomposant le réel. Par le cadrage nouveau que l’oeuvre propose, le spectateur est invité à porter attention sur le présent.

OLIVIER DIAZ DE ZARATE


Olivier Diaz de Zarate, né en 1965 à Reims.
Vit et travaille dans le hameau de Vialanove* dans le sud de la France.

Apres des etudes tres jeune a I’ ecole Blot et en concomitance aux Beaux-Arts de Reims en candidat libre, ii se dirigea vers l’école Van Der Kelen à Bruxelles pour parfaire son éducation esthétique puis finit son cursus aux Beaux-Arts de Paris dans différents ateliers tels que Cueco ou Cremonini.

Très jeune, ii s’éveilla au fusain et a la peinture à l’huile.
Très attaché à l’histoire de l’art et notamment aux représentations allégoriques et aux clairs-obscurs de la peinture classique, la peinture deviendra une passion dévorante et obsédante. II remporta quelques concours de peinture.

Un seul objectif articule son travail autour de l’étude compulsive de la lumière et de ce qu’elle peut révéler de l’intime et du temps. Convoquant l’essence même de la photographie-peinture sans s’attacher à peindre une réalité trop poussée, ii peint l’objet-lumière en y apportant une narration sous-jacente donnant le sens pour tout artiste de témoigner de son époque.

M.CHAT

Portfolio Categories : Artists.

Peintre franco-suisse, Thoma Vuille (a.k.a. M. CHAT) est né à Boudry, dans le canton de Neuchâtel, en 1977. Ses premières créations de street art, à l’acrylique, surviennent alors qu’il n’a que 15 ans, en mémoire de son grand-père, peintre en bâtiment.
Cette idée de « mémoire » du mur, en tant que matière, va d’ailleurs rester solidement chevillée à son travail. Élève de l’Institut d’arts visuels d’Orléans entre 1995 et 2001, c’est dans les rues de cette ville qu’il va créer son personnage emblématique : M. CHAT, souriant au détour des murs et sur les toits, figure bienveillante et joyeuse. Le sourire de M. CHAT, qui n’est pas sans rappeler celui du « grinning cat » de Lewis Carroll, énigmatique et fascinant félin.

On retrouve désormais le sourire contagieux de M. CHAT sur l’ensemble du globe, des rues de Rennes, Nantes ou Paris à celle d’Allemagne, d’Angleterre, d’Italie, de New York, Hong Kong, Séoul ou encore Dakar. Reconnu comme une figure majeure de la scène Street Art européenne, Thoma Vuille (a.k.a. M. CHAT) s’assimile aujourd’hui tant au monde de l’art urbain qu’à des mouvements moins « marginalisés », à l’instar du pop art.

EXPOSITION DU 08 JUILLET AU 08 OCTOBRE 2021

M.CHAT ET SES MAITRES
Après une année à slalomer entre les gouttes, M.CHAT s’envole vers le sud pour célébrer le soleil et l’été sur les bords du Canal du Midi.
Le Lieu d’Art La Mouche de Béziers accueille pour tout l’été cet artiste haut en couleurs et ses toiles pleines de lumière.
Après avoir attiré les plus grands peintres modernes, de Matisse à Picasso, en passant par Van Gogh et Cézanne, notre région s’adjoint les pinceaux de M.CHAT, se fondant dans la volonté de captation de la lumière, de sens du mouvement, d’élan de vie qui ont toujours animé la communauté artistique occitane.
L’exposition de M.CHAT entend incarner un savant mélange entre les « classiques » de la peinture moderne et l’univers joyeux de M.CHAT qui, par son génie créatif, nous prouve une fois encore sa capacité à transcender l’espace et le temps pour nous transmettre des œuvres d’un optimisme délicieusement contagieux.

FABIEN VERSCHAERE

Portfolio Categories : Artists.

Né en 1975 à Vincennes, Fabien Verschaere est un artiste plasticien qui vit et travaille aujourd’hui à Paris. En 2000, il est diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, et des Beaux-Arts de Nantes l’année suivante.
Son univers si singulier, grouillant, étrange, le démarque dans l’univers de la création artistique contemporaine et le conduit rapidement à exposer dans de prestigieuses institutions, à l’instar du Palais de Tokyo en 2006. Sillonnant le globe, ses œuvres s’exportent ainsi à Milan, Bucarest, Hong-Kong, Newcastle, New York, Hanoï ou encore Abu Dhabi et Séoul .

Exposition du 02 Juillet au 02 Novembre 2020 (Vernissage 02 Juillet 2020)

 La mémoire du rêve
« Entre deux réveils, la nuit m’amène à des histoires qui n’existent plus. 
Mon dessin est une métaphore du temps qui passe comme une mythologie qui s’épanouit vers l’horizon où les fantômes dansent.
Un rêve, c’est le souvenir d’un territoire que l’on se construit.
Le corps est une maison où Alice peut grandir.
Ma peinture est une musique,
Le dessin, une écriture.
Le tout est une danse qui appelle ceux qui nous manquent.
Le sacré est de mise.
Ma mémoire est immortelle, mon esprit réside dans la toile.
Je n’ai plus peur de l’araignée.
Elle est une reine cosmique attirée par la lumière céleste. »

Fabien Verschaere

NICOLAS SANHES

Portfolio Categories : Artists.

Né en 1965 à Rodez, Aveyron. Entouré de ses deux frères, il grandit dans la ferme familiale exploitée par les parents. En 1984 il entre à l’École des Beaux-Arts de Perpignan et découvre son premier musée, le Musée de Céret.

Durant ses études, il est très vite attiré par les positions radicales d’artistes comme Elsworth Kelly ou Ad Reinhardt, qui poussent les contradictions internes de l’art à leurs limites.
Dix années de recherches sur la ligne vont s’avérer porteuses d’une géométrie nouvelle qu’il nommera avec le critique d’art Jean-Louis Poitevin « géométrie incidente ».
CARREH est l’emblème des résultats en matière de résistance et de tension obtenus par Nicolas Sanhes tout au long de ces années de confrontation avec l’acier. Nicolas Sanhes utilise la poutrelle d’acier appelée le HEA.

L’artiste, en fermant le profilé en H, change radicalement le rapport au matériau. En obturant le CARREH par la fermeture du H avec du fer plat, Sanhes rend possible une portée maximum de chacune des lignes ainsi renforcées. C’est la spécificité de sa technique, c’est la solution physique, c’est le creuset de son œuvre.

DOMINIQUE RENSON

Portfolio Categories : Artists.

Dominique Renson est une artiste française. Elle vit et travaille principalement à Paris, mais aussi à New York, à Detroit et à Lipsi. En 2002 elle a été nommée Chevalier des Arts et des Lettres par Jean Jacques Aillagon.

C’est à l’issue d’un séjour en Australie en 1989 que Dominique Renson devient peintre. Dans la ville de Broom, elle va souvent à L’animal’s Bar fréquenté par des marginaux et des exclus qui la fascinent. A partir de croquis, de photographies, elle réalise des peintures de grands formats. Plus que des portraits, ces visages sont prétexte à parler de ses préoccupations récurrentes que sont la mort, la sexualité, l’exclusion.

Cérémonie présente majoritairement des portraits d’amis de l’artiste. La plupart se présentent sur un fond noir, de façon significative. Le recours au noir ou à une couleur unie en toile de fond, comme l’enseigne Le Fifre de Manet, supprime tout contexte et oblige le regard au resserrement sur la figure, qui se retrouve comme en suspension.

JEAN PAUL MOSCOVINO

Portfolio Categories : Artists.

Jean Paul Moscovino sculpte la couleur comme on joue avec la peau d’un fruit pour en reconstituer l’apparence… et cette ambiguïté du matériau résume toute la magie et les interrogations du passage d’un monde dans l’autre : la forme existe-t-elle grâce au plein ou grâce au vide ? Seule la surface colorée peut témoigner de la rencontre entre ces deux réalités « éclairées ».
Et si l’artiste cherche ses repères dans la représentation de cette frontière, qu’il découpe et plie pour retrouver la troisième dimension, les thèmes abordés sont toujours figuratifs : le corps est l’unique véhicule du voyage !
La vie est ainsi faite d’équilibres amoureux entre matériel et spirituel, visible et invisible, fini et infini…

ADRIEN FREGOSI / PAUL LOUBET / MARTI SAWE / LA CUISINE SAUVAGE

Portfolio Categories : Artists.

PAUL LOUBET

Né dans l’hérault en 1987, Paul Loubet est un artiste français vivant actuellement à Valencia. Après obtenir une license en graphisme de l’institut Saint Luc de Tournai, il part vivre 5 années à Buenos Aires où, encouragé par Tristan Rault, il devellopera son travail de peintre.

En tant qu’Artiste il a été exposé en France, Argentine, Brésil, Allemagne, Belgique, Hongrie, États-Unis ou Espagne. En 2017, il a fait parti des 7 finalistes du concours Sciences Po pour l’Art Contemporain et il remporte le Prix révélation art urbain de l’ADAGP et du Palais de Tokyo.

Passionné par les arts populaires, l’art brut et bon nombre de pratiques “outsiders”, son travail est un assemblage de toutes ses références associé à une volonté de simplification des formes.

À la croisée entre abstrait et art naïf, le travail de Paul Loubet implique un double niveau de lecture, l’un relevant de compositions géométriques définissant des espaces et l’autre plus figuratif exprimé dans les espaces ainsi définis. La peinture exploitant toutes les échelles (de la toile de format variable au mur) et la sculpture restent les moyens d’expression privilégiés.

Les thèmes évoquant un devenir incertain paraissent bridés dans leur représentation par les limites de leur possible expression technique. Bien que traité avec sarcasme voir cynisme, ils trahissent généralement un état anxiogène sous-jacent.

MARTI SAWE

Marti Sawe est né à Barcelone en 1986. Il commence le graffiti à l ’age de 14 ans, pratique qu’il continue à ce jour et qui a transformé radicalement sa perception de la ville.

Il a étudié l’illustration à l’école d’art de La Massana. Après ses études, le graffiti lui fournit les moyens de combiner son travail d’illustrateur avec des voyages et des expositions à travers le monde.

Dans son travail, on note clairement le contraste entre la technique, le contrôle et la discipline propre à
l’illustration et l’irrévérence, la fluidité et la désinhibition du graffiti . Explorateur infatigable, Marti Sawe s’est formé à l’animation et a fondé le studio audiovisuel MANSON en 2014 avec trois autres artistes.

Il a travaillé quatre années dans le monde de l ‘ animation, collaborant avec de grandes marques et artistes pour produire publicités et clips vidéo, en tant que directeur artistique.

En 2018, après sa première exposition solo à New York, il a décidé de se concentrer exclusivement sur sa carrière d’artiste: peintures, fresques, sculptures, installations, et vidéo.

ADRIEN FREGOSI

La production artistique d’Adrien Fregosi s’articule autour de sa pratique, originelle, du dessin. Gravitent autour d’elle d’autres mediums, qui y trouvent toujours leur point d’ancrage. Cet usage du dessin met en scène, le plus souvent, un travail de composition d’éléments disparates, qui joue sur un certain déséquilibre, entre excès et manque. Ces agencements proviennent souvent de récupération, de matériaux pauvres, trouvés, périmés, inadaptés.

Entre mythologie personnelle et rapport savant aux cultures alternatives, le travail d’Adrien Fregosi est référencé : il s’intéresse particulièrement au renouveau de la peinture figurative, à l’auto-édition, aux scènes graphiques indépendantes issues de la bande-dessinée, et à l’esthétique de la culture graffiti.

Le lexique utilisé dans les productions de l’artiste est issu de toutes ces recherches, mais pour autant ces références, digérées, ne sont pas requises à la lecture de ces tableaux à la narration tragi-comique. L’exécution est instinctive, car l’ébauche n’est pas conçue ou pensée à l’avance, mais permet de construire un dessin a posteriori, en refus d’une quelconque virtuosité. Ce procédé créatif en plusieurs étapes révèle alors une forme de monologue, acide et tendre, qui relève presque du rituel, d’une énergie libérée, d’un processus thérapeutique.

LA CUISINE SAUVAGE

Without contours, this duo tries to surf on the
winds of freedom.
Out of pure intuition and love of sensations,
the range of possibilities makes this cuisine a real
experimental field as messy as
magical.
Through fermentation, the
cold smoking, the production of dinosaur eggs, or the manufacture of a wheelbarrow-
fryer, La Cuisine Sauvage travels between art

and cuisine; with only flag its love
of laughter and sharing.
Also very interested and influenced
by the spirit of the biffin, we will find in many
of their performance and interventions, all
kind of hybrid culinary machine, mixing
recovery objects and techniques from
of bricology.
Inspired by their many travels,
our two sidekicks experiment and
reinterpret their vision of tastes and
senses, art and cuisine, with humour
and generosity.

DAVID BURKE

Portfolio Categories : Artists.

David Burke est né à Buffalo, New York en 1969. Un Master en Beaux-Arts, Sculpture à Ohio University et un Master en Communication Design de Pratt Institute. Designer durant quelques années, et il a assisté l’artiste féministe séminal – Lynda Benglis.

Un thème récurrent dans son travail inclut l’examen de l’identité dans les pratiques artisanales du tricot, du crochet, de la couture, de la courtepointe, de la broderie avec codification des rôles de genre et des pratiques de travail. Le temps qu’il a passé en Tanzanie à observer et à participer à des processus artisanaux (travail du bois, textiles) a été une source d’inspiration et un point de départ pour l’enquête sur ces questions dans le cadre de ses propres pratiques et de sa réflexion culturelle.

MARIE HAVEL

Portfolio Categories : Artists.

Mon travail trouve son origine à travers la notion de ruine et de son appréhension à travers l’enfance et ses matériaux, ses expérimentations. Cette démarche a pris sa source en des lieux connus et au travers d’expériences personnelles, mes terrains de jeux s’étant situés principalement dans l’Aisne près du Chemin des Dames ou sur la côte d’Opale jonchée de restes du mur de l’Atlantique. Ce travail consiste aujourd’hui en une tension entre construit et déconstruit, entre découverte et recouvrement et donc, entre jeu et ruine. Je m’intéresse aux motivations de l’action vaine, à l’apprentissage de l’échec, que l’on retrouve dans le rituel du jeu.

Ainsi, le simulacre et les faux-semblants sont également présents dans mon travail et se traduisent plastiquement en un va-et-vient et une complémentarité entre les pratiques du modélisme et du dessin. Le jeu est un cadre réglementé donné au hasard, au sabotage, c’est un coup d’épée dans l’eau acharné, sans cesse réitéré. Je cherche à saisir l’instant où le cadre se dissipe et où les dés ne sont pas encore retombés. Lorsqu’on peut s’autoriser à faire un pas de côté et s’avouer le fait que nous ayons pu souhaiter perdre, où l’on stoppe les événements avant leur chute annoncée pour laisser faire et contempler notre propre déséquilibre, le vernis prêt à craquer, coincé entre une vulnérabilité victorieuse et une résignation jouissive. Il s’agit d’excaver, d’enfouir et inversement, de jouer sur des modulations infinies dans un univers défini. Ainsi les pièces peuvent se lire dans une articulation apparentée à celle d’un jeu de rôle, à la manière de l’exploration d’un « Livre dont vous êtes le héros » aux scénarios illimités, ou d’une quête de jeu vidéo.

Un équilibre se créé entre des pièces pouvant jouer tour à tour ou simultanément, avec la tentative d’envisager la réactivation des ruines et la définition de celles-ci comme mode de construction à part entière avec ses mécanismes propres ; avec l’idée de concevoir les possibles changements d’identité d’un même lieu ou paysage et enfin avec la volonté de pointer l’histoire individuelle dans une histoire plus collective, de révéler le travestissement des lieux par le souvenir, de percevoir des lieux comme des « paysages usagés ». Mes inspirations me viennent donc de lieux, de paysages, mais aussi des loisirs liés à l’enfance, comme les jeux de rôles, de plateaux, les jeux de constructions ou les jeux vidéos mais surtout de mes lectures, qui sont souvent celles de romans d’aventures du 19ème siècle.

Marie HAVEL est représentée par H Gallery, Paris.

www.mariehavel.com