FABIEN BOITARD


Né à Blois le 10/03/1973 et après l’obtention du Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique de l’École des Beaux Arts de Bourges, avec les félicitations du jury, privilégiant mon cadre de travail et la qualité de vie, je me suis installé près de Montpellier. Je vis et travaille maintenant à Aniane (34) et y développe une peinture figurative. « Basée sur la Polyfacture, ma peinture tente de composer avec différentes façons de peindre. Toutes les formes physiques, tous ses états texturiels devaient pouvoir un jour me servir d’outils. Le flou, le net, la couleur, la non-couleur, le jeté, le posé, le raclé, l’effacé, le vite exécuté, mais aussi le dessin laborieux, expressif, photographique, bref tout ce qui caractérise une symbolique, induit une gestuelle spécifique, une forme pure, relevant d’un choix efficace, visible et identifiable. En bref un vocabulaire suffisamment riche pour qu’une dialectique s’instaure de par la juxtaposition ou combinaison subtile de plusieurs factures/ outils entre elles. En axant mon travail et en composant avec ces différents rapports de factures, j’affirme à mon sens la volonté de faire des choix parmi les possibles, garantissant un subjectivisme total ».

ANDRÉ CERVERA


André Cervera est un artiste peintre voyageur né en 1962.
Il vit et travaille à Sète, ainsi qu’au hasard de nombreux voyages à travers le monde.

À ses débuts, dans les années 1980, avec le groupe Yaros, André Cervera était à la recherche d’un art total mêlant peinture, poésie et musique.
Désormais, et depuis près de 30 ans, il voyage régulièrement en Afrique, en Inde ou en Chine à la découverte des représentations collectives des sociétés traditionnelles, curieux de tous les moyens
d’expression, de la rencontre avec l’autre.
À travers ses voyages de recherche, André Cervera enrichit l’expressivité de ses ressources techniques et opère des croisements avec son propre imaginaire qui se nourrit ainsi de la présence de l’autre.

« L’urgence de peindre le dévore. La peinture le brûle et le consume en un rituel vital, une obsession, un exutoire : peindre à l’excès pour peindre l’excès. Lorsqu’il peint, André Cervera nous dit son propre rapport au monde dans ce qu’il a de démesuré. C’est à corps perdu qu’il se jette dans la peinture de la même façon qu’il raconte avec une exubérance exaltée les incidents de chaque jour.
Il n’y a pas de sophistication dans le discours d’André Cervera, la parole, en cascade, est guidée par l’émotion, la vérité.
Aujourd’hui, l’artiste est comblé, invité dans le monde entier. Pour l’enfant de Sète, qui, comme les artistes de la Figuration Libre, vient du peuple, c’est une sorte de revanche, un hommage obstiné à son père qui en
d’autres temps s’est fait lâchement voler sa révolution en Espagne » (Ph. Saulle)
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POUR DÉFINIR L’ARTISTE EN DEUX MOTS
« IL NE S’AGIT PAS DE REPRÉSENTER DES CHOSES VISIBLES MAIS DE RENDRE VISIBLE DES CHOSES INVISIBLES ». Gilles Deleuze
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le portrait de l’artiste ANDRE CERVERA ©photo Fouad MAAZOUZ
https://instagram.com/andrecervera_peintrevoyageur

ELÉONORE GRIGNON

Portfolio Categories: Artists.

Artiste-designer et cuisinière basée en Bretagne, Eléonore Grignon développe une démarche protéiforme, à la croisée de l’écologie, l’agriculture, le bien-manger, le sensible et le ludique – avec le territoire, comme cartographie de référence pour chacun de ses projets. Bercée par une famille reliée à la paysannerie, au tissage et à la technique, Eléonore a développé une profonde relation et respect pour la vie terrestre. Sept verbes rythment et nourrissent son travail : pérégriner, observer, récolter, manipuler, assembler, jouer et égrainer – et lui permettent de créer sa constellation poétique et engagée. Attachée aux ressources durables et locales, son travail se déploie à travers elles – tel que les fibres naturelles, le lin, la laine, la teinture végétale, mais aussi le bois, les graines de lin ou encore les cosses de sarrasin.

 

PRESENTATION DU PROJET

L’exposition d’Eléonore Grignon à la Mouche est l’achèvement d’une période de résidence initiée il y a presque une année et organisée par Mécènes du Sud Montpellier-Sète- Béziers, structure médiatrice du programme Art et Mondes du Travail du Ministère de la Culture, qui a co-financé ce projet par l’intermédiaire de la DRAC Occitanie. Durant cette résidence, Eléonore Grignon, artiste-cuisinière originaire de Bretagne, est venue assister au développement annuel et à la récolte des olives du Domaine de Pradines le Bas, mise à mal par une intempérie dramatique qui a détruit une grande partie des fruits en 2024. Cette perte inspire à l’exposition son titre, Les éléments et les contre-temps, qui renvoie à l’interdépendance entre les phénomènes météorologiques et ceux de la culture oléicole, cette interdépendance s’imposant dans toutes les cultures par ailleurs et dans l’ordre du monde. Venant d’une culture culinaire, paysagère et agricole très différente, celle de Bretagne, Eléonore Grignon est venue lors de deux sessions de résidences à l’été et à l’automne 2024 découvrir l’univers du Domaine, lié à une civilisation millénaire, celle Méditerranéenne.

Dans Les éléments et les contre-temps, Eléonore Grignon déploie une série de formes inspirées par ses séjours au Domaine de Pradines le Bas, et donne à voir une diversité de matériaux (bois, métal, textile, feuilles d’olivier, le fil) et de techniques utilisées (le tissage, la maille, le dessin, l’installation, l’image, la cuisine) pour faire oeuvre, rendre compte plastiquement de ses observations et faire hommage au travail accompli au sein du Moulin. Il s’agit de proposer comme un précipité de la danse des éléments qui font la saisonnalité très présente ici, associé au soin apporté aux oliviers qui entoure le Moulin. Avec cette proposition, Eléonore souhaite également souligner, magnifier la force du langage et des formes présents dans l’oléiculture : résilience, équilibre sensible, sérendipité, robustesse, sérénité, tremblement, trituration, temps long, répétition, transformation, tri, élagage, structuration, préservation… tous ces mots font partie de la sémantique et poésie propres à la culture de ce fruit, et issus de siècles de transmission.

La pratique d’Eléonore Grignon se situant entre arts plastiques et arts culinaires, cette résidence et cette exposition permettent pour la première fois à la Mouche de relier les deux fonctions du lieu, exposer des oeuvres et produire ce nectar délicieux qu’est l’huile d’olive. Certaines formes développées par Eléonore renvoient à la pratique de l’hospitalité, du prendre soin, du repos. Entre matérialité simple et élégante, regard poétique posée sur la nature, et jeux formels invitant à « être ensemble », la proposition d’Eléonore Grignon pour la Mouche permet de célébrer, comme une sorte de recréation de rituels païens, la beauté des relations entre agriculture, monde vivant et gastronomie.

ELIA PAGLIARINO

Portfolio Categories: Artists.

Née à la croisée d’ancêtres catalans et italiens, Elia Pagliarino partage son enfance avec les résidents handicapés de l’établissement où ses parents travaillent. C’est certainement à partir de cet environnement où l’irrationnel invite facilement à l’imaginaire, que s’est construit le socle de ses réflexions sur les apparences, les notions de normes et d’identité.

Et comme une évidence, après une première carrière professionnelle comme directrice artistique dans la publicité, puis scénographe, elle décide en 2014 de se consacrer entièrement à son activité artistique de recherche.

Avant tout peintre et dessinatrice, sa formation singulière la libère des sujets, techniques et supports conventionnels pour expérimenter d’autres modes d’expression :
la recherche comme support (recherches historiques, ethnographiques et naturalistes), les matériaux comme transmetteurs sensibles (la terre et le bois),
le détournement pour la légèreté et le pas de côté.

En 2015, face à l’extinction accélérée de nombreuses espèces, elle entreprend l’élaboration d’une collection anthropologique utopique : les Espèces en Cours d’Apparition.

En 2016, elle commence à compiler des chroniques de vies du monde entier. Comment transmettre alors la variété et la richesse de toutes ces aventures humaines ?
Elia imaginera un ventre d’argile, une sorte de bouteille à la mer qui conservera sur un rouleau de papier l’histoire de ces femmes et hommes pour la plupart inconnus.

On recense aujourd’hui plus de 160 Balises, ces sculptures en céramique témoins et passeurs d’histoires.

Après quelques années, Elia Pagliarino revient à La Mouche pour vous faire découvrir de nouvelles Terres imaginaires.

1er prix de céramique Pure Art Prize, Battle, Angleterre
1er prix de DESSIN ASKATASUNARTE, Art & liberté autour du Camp de Gurs
1er prix de DESSIN FONDATION PEUGEOT « Notre Pensée créé le Monde »

 

On peut également retrouver les oeuvres d’Elia Pagliarino actuellement au Muséum d’Histoire Naturelle de Perpignan (jusqu’au 31 décembre 2024).

Exposition monographique au Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse, 2018
Exposition monographique au Musée d’Art Contemporain de Cordes sur Ciel, 2021
Expositions monographiques & expositions permanentes à Paris, IIe de Ré, Honfleur, Bordeaux et Avignon.

Collections privées France et étranger.

 

 

JOSEP BOFILL

Portfolio Categories: Artists.

Josep Bofill Moliné is a Catalan artist born into a large family of well known painters.
In 1983, after graduating with honours at the Llotja de Artes school, he created a Sant Jordi allegory (Alegoría de San Jorge) for the Palacio de la Generalidad in Barcelona.
Since then, he has participed in several national and international exhibitions, both individually and as part of a collection such as at the Centre d’Art Contemporain de la Casa da Cerca in lmada, Portugal and the Kwai Fung Hin art gallery in Hong Kong. Josep Bofill has also exhibited many times at COFA – Claire Oliver Fine Art in New York.
He has received many honorary awards and he has received numerous prestigious public commissions that can be admired in many countries.

Josep Bofill is interested in the prism of emotions emanating from materials such as iron, resin and cement. Crafted from the inside using theatrical mediums such as glass and light, the density, almost mineral, displays an impromptu finesse, activating a strange animation of the material.
By generating these three-dimensional sculptures, and creating a range of conflicting emotions, Josep aligns the essence with that of humans.
The pure aesthetics of Josep’s work lead the viewer to reflect deeply and to consider the materials used, and their symbolic efficiency.

CharlElie Couture


CharlElie Couture, né Bertrand Couture en 1956, est un artiste français originaire de Nancy, aussi connu pour sa musique que pour sa peinture.

Attiré par les arts très jeune, il étudie aux Beaux-Arts de sa ville natale dans les années 1970, ce qui lui permet d’acquérir un sens profond de la composition et de construire une œuvre authentique et singulière, infiniment contemporaine.

Depuis plus de 30 ans, CharlElie poursuit une démarche vers ce qu’il définit comme « l’art total », c’est-à-dire une attitude globale consistant à trouver des interconnexions entre les formes d’expression de l’Homme – l’Écriture, l’Image et la Musique. Il s’inscrit dans le courant « multiste » des artistes pluridisciplinaires dont il est une des références notoires.

Partageant sa vie tant entre son atelier-galerie New-yorkaise et Paris, qu’entre son activité de musicien-chanteur et d’artiste plasticien, ses œuvres (peintures ou photographies) s’inspirent du décor de New-York, cette ville géante

VINCENT GONTIER


Né en 1962, à Fourmies dans le Nord, diplômé des écoles des Beaux Arts de Cherbourg et Rouen en 1987, je m’installe à Grenoble cette même année.

De 1991 à 1997 je suis représenté par la Galerie Antoine De Galbert avec laquelle je participe à divers salons expositions collectives et personnelles.

Depuis 1990, j’expose en France et à l’étranger notamment, au Etats-Unis, lors d’un workshop dirigé par Anthony Caro, en Grande-Bretagne, en Pologne, en Finlande au Musée de Kuopio, en Suisse, Belgique , Nouvelle Zélande, Quebec.

« Pour combattre l’affolante prolifération du quotidien, Vincent Gontier a recours, d’une part, au métal, à son usinage, à sa mise en forme et à son ajustement; d’autre part au pliage, effectuant les gestes répétitifs et envoûtants du plieur de papier, véritable travailleur à la chaîne, tordant, caressant et écrasant sans fin les feuilles rectangulaires. Il allie la minutie d’un « origamiste » à la puissance d’un forgeron. … »
« … Dans chaque sculpture de Vincent Gontier, qu’elle soit massive ou toute petite, il existe un « point d’équilibre » . Ce point (ou cet axe invisible) réalise une « coïncidence des opposés. »
P. Péju.

« Mais reprenons la métaphore de la presse. Pour ainsi dire, « pressé » et oppressé sont synonymes. Or, le contraire de l’oppression, c’est la libération ; et le contraire de la pression, le relâchement. Dans ses récents « dessins brûlés sur le papier », l’artiste n’emprisonne plus la feuille de journal dans l’acier : elle est désormais tenue en suspension dans l’espace, entre deux plaques de verre. Il s’agit de pages de journal dont GONTIER brûle les zones encrées avec une loupe, obtenant ainsi une feuille où les trous remplacent texte et illustrations. Toujours par brûlage, il transfère les motifs de ces feuilles évidées devenues ainsi matrices, sur des feuilles vierges placées dessous. De cette matrice, il obtient ainsi une épreuve, sur
laquelle textes et images réapparaissent partiellement, mais par consumation, par destruction donc. Dans les Compactus, le contenu du journal est intact, mais caché sous le métal ; dans les dessins brûlés, le
contenu est dévoilé, mais dans un état de détérioration tel, qu’il est impossible d’en prendre pleinement connaissance. »
Jean Louis Roux.

FRANÇOIS WEIL


Evoluer dans un monde mégalithique ?

Il y a des années que François Weil a découvert la pierre : « J’en suis venu à la pierre parce qu’il fallait que je me confronte à quelque chose qui a du répondant. En fait, si on va contre la pierre on se fait mal et il ne se passe rien, par contre si on arrive à trouver le sens, on fait des choses extraordinaires, mais il faut savoir gérer l’accident, l’imprévu ».

L’artiste est dans une recherche constante du mouvement, de l’équilibre. Chaque réalisation peut être mise en mouvement par une simple impulsion humaine, sachant que l’on ne reproduira jamais le même. « L’idée de faire bouger la pierre ça a toujours fait rêver, en même temps l’humain est dans l’absurdité, il a toujours voulu faire bouger les pierres et plus c’était gros, plus il était content, c’est l’histoire de l’humanité de faire des trucs qui paraissent absurdes et j’ai repris ça à mon compte ».

Contrairement à beaucoup d’artistes, quand je sculpte la pierre, je ne pense plus, je me concentre sur les problèmes matériels, la technique pour faire exister ce qui me passe dans ma tête ».

Ses œuvres ne sont pas baptisées : « C’est très figuratif, il n’y a pas de titre ou très rarement, c’est l’imaginaire des gens qui fait le reste. Le fait de donner un nom donne souvent une orientation qui n’est pas forcément plus intéressante que ça… La base même de mon travail est toujours liée au mouvement et ce qui m’intéresse, c’est que les gens s’approprient la pièce ».

Dans la lignée de son travail avec la matière, François Weil pratique également la photographie et la gravure. Sa fascination pour l’animation le conduit aussi à la vidéo. «Le réel n’est pas figé, explique l’artiste .

BOUNOURE & GENEVAUX


Bounoure & Genevaux use the fold as a unique plastic language: for them the fold is like «a pen for writing in space». They use cut and folded forms to create a floating sense of spatiality. They have entitled this form of plastic expression «Shaped pattern». Their three-dimensional work tends to abolish the boundaries between painting and sculpture, image and object. The folds formed in the sheet metal are revealed by the light. Their mirrors, folded, are less objects than devices re-creating images, decomposing the real. By the new framing that the work proposes, the spectator is invited to pay attention to the present.

OLIVIER DIAZ DE ZARATE


Olivier Diaz de Zarate, born in 1965 in Reims.
Lives and works in the hamlet of Vialanove* in the south of France.

After studying very young at the Blot school and at the same time at the Beaux-Arts de Reims as a free candidate, he went to the Van Der Kelen school in Brussels to perfect his aesthetic education and then finished his course at the Beaux-Arts in Paris. in different workshops such as Cueco or Cremonini.

Very young, he awoke to charcoal and oil paint.
Very attached to the history of art and in particular to the allegorical representations and chiaroscuros of classical painting, painting will become a devouring and obsessive passion. He won several painting competitions.

A main aim articulates his work around the compulsive study of light and what it can reveal about intimacy and time. Summoning the very essence of photography-painting without attaching himself to painting too much reality, he paints the object-light by bringing an underlying narration giving the sense for any artist to bear witness to his time.

His work then focuses on questions related to language and its representation.